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En direct de la roulotte

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Prophésie pour l'avénement
d'une 
Humanité Nouvelle
partie 2

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XVI

Alors même qu’au plus fort de la tempête, demandant

grâce le coeur chavire,

Plus pointue que l’aiguillon, plus tranchante que le glaive,

Du plus profond de l’être surgit La Voix,

Tonnant parfois dans sa colère,

Parfois pleurant dans sa misère :


XVII

«Je t’envoie Mon Messager,

Mais tu assassines Mon Messager !

Ô Homme !

Pourquoi donc t’es-tu tant acharné à travers les siècles et les siècles

A perpétuer l’image du Supplicié ?

Pourquoi si ce n’est que tu sais qu’il est Mon Messager,

Ma Lumière dans tes ténèbres ?

Mais tu plains Mon Messager...

Pourquoi plains-tu Mon Messager ?

Ne plains pas Mon Messager, car c’est toi qui l’assassines !

Et cesse de parler de Mon Messager : ton unique devoir

est de l’écouter parler !»


XVIII

« Je n’ai que faire de tes fausses religions

Faites d’apparat et de feinte communion

Car à mes yeux, l’innocence d’un coeur d’enfant

Vaut mieux que tout ton faste vile et triomphant ! »

XIX

« Ô Homme !

je te fais don du trésor inestimable, inépuisable de la Vie ;

Mai par orgueil tu le refuses !

Je t’offre les hauteurs vertigineuses de l’Esprit !

Mai tu préfères te perdre dans les ténèbres de l’oubli,

Dans le néant de ta matière ! »

XX

« Homme !

Je t’ai donné des yeux pour me voir

Et pour me contempler ;

Je t’ai donné une ouïe pour m’écouter

Et pour m’entendre ;

Je t’ai donné une bouche pour me goûter

Et pour m’aimer ;

Un Verbe pour me louer ;

Je t’ai donné des mains pour me toucher

Et pour m’aimer ;

Des bras pour m’embrasser ! »

XXI

« Qu’as-tu fait de tes yeux ?

Qu’as-tu fait de tes oreilles ?

Qu’as-tu fait de ton Verbe ?

Et de tes mains ?

Qu’as-tu fait de tes mains ? »

XXII

« De tes yeux tu as fait un outil à contempler l’horreur !

Tu as fait du bruit sourd des canons

les délices de tes oreilles,

Et ta parole est venimeuse comme l’haleine d’une vipère !

Tes mains, Homme,

Tes mains sont celles d’un assassin ! »
 

XXIII

« Ô Homme !

Je t’avais donné un beau Jardin d’Eden,

Où coulait à même la roche

Une Eau Claire et Vive;

Je t’ai donné la Terre,

Avec ses plaines si fertiles

Et ses déserts sauvages ;

L ‘eau y a prit la couleur glauque de la haine

qui coule dans tes veines !

Les terres fertiles sont devenues arides,

Et les déserts sauvages ne sont plus

que des champs de batailles ! »

XXIV

« Je t’avais donné l’or de la Terre

Pour que tes doigts y sculptent la Vie ;

Qu’as-tu fait de cet Or ?

Un vil métal que tu entasses dans des coffres

soi-disant forts ! »

XXV

« Ô Homme !

Je regarde la Terre et contemple le triste spectacle :

Mes Filles et mes Fils

Enchaînés et réduits à l’esclavage !

Ô Homme !

Toi que j’avais fait Seigneur sur la Terre !

Etait-ce donc pour cela ?

Etait-ce donc pour te voir pis que bête ? »

XXVI

« Homme !

Tu es l’artisan de ta souffrance !

Tu te fais l’esclave de ta propre création !

Et ta création, qui ne connaît pas le sentiment,

Que fait-elle de toi ?

Elle te détruit ! »

XXVII

« Homme!

Je t’ai fait libre et maître de ton destin :

Tu peux te détourner de moi !

Mais tant que tu vivras,

Tu me chercheras :

Car au plus profond de tes gènes,

J’ai inscrit MA LOI ! »

XXVIII

« Homme !

Regarde-moi !

Reviens à la Voix de Ma Raison

Qui est la loi de l’Universel Amour !

Une fois encore je t’offre l’Alliance ! »

XXIX

« Mais que cesse l’injustice !

Que le grand se mette au service du petit !

Que le Pain soit partagé dans l’équité ! »

XXX

«Je te dévoilerai alors

La Source Unique de la Vie,

La Loi Parfaite de la BioLogie !

Et ta terre à nouveau

Sera fertile !

L’eau à nouveau

coulera Claire et Vive !

Je te revêtirai de ton corps immortel

Et tu regarderas pousser ton blé !

Et ton blé aura Sept épis :

Du nombre de ta souffrance ! »

XXXI

« Que ta Science, Homme,

Se résume en la Science du Partage qui Unit !

Et tout cela

Je te donnerai ! »

XXXII

« Heureux les Humbles et les Doux,

Car ils auront La Terre en héritage ! »

XXXIII

Apaisée enfin

La Voix s’évanouit dans le silence ;

Et Le coeur reste pantois,

Anéanti presque,

Mais palpitant pourtant,

Portant en Lui l’Espoir Suprême

Du retour à La Vie...

XXXIV

Ô Liberté !

Liberté !

Liberté !

Ô Nectar, poison mortel et Délicieux !

Ambroisie, nourriture des Dieux !

Faudra-t-il mourir toujours

Pour s’apercevoir que nous n’étions pas nés

Et découvrir enfin

Que nous ne sommes toujours pas nés ?

La vague lointaine

Infiniment s’approche

Bordée d’écume et de remous…

Ainsi l’âme de l’Homme

Brisée d’Amour et de Remords

Sur les sables mouvants de l’infini

Epanche son eau

S’étalant toujours plus à travers les marais de l’incertitude

En voulant épouser la forme de l’infini !

Ô mon Ame !

Où es-tu?

Il y a si longtemps que je te cherche !

Ô mon Ame !

Viendras-tu pour de fidèles épousailles ?

Déjà monte le chant de mes entrailles

Qui par delà le Mont des Solitudes

Franchit l’Océan de la Certitude

Et me Jette à la Source de La Vie !

Ô mon Ame !

Quelle est donc cette fièvre qui soudain m’envahit ?

Et ces douces couleurs qui se profilent à l’horizon,

Est-ce le Jour à nouveau qui se meurt ?

Ou bien est-ce enfin l’aube du Jour Nouveau ?

Est-ce enfin le Poisson qui met bas le Verseau ?

XXXV

Au point ultime du jour,

A nouveau retentit La Voix,

Ivre de colère et d’Amour :

XXXVI

« Tu te donnes la mort par paresse !

Or cela, je ne le tolérerai plus !

Et voici, Homme :

Je te proclame immortel en dépit de toi-même !

Souviens-toi :

« En ce temps là, ils voudront mourir

Mais ils ne le pourront pas ! »

Homme !

Je te l’ai dit déjà :

Tu es la cause unique de ta souffrance !

Et moi, indolent au feu de ta misère,

Je te regarde faire !

Mais s’il te plait de les contempler à l’infini

Ces champs de la désolation,

Il t’est donné quand tu le veux

De porter les yeux sur MOI

Qui SUIS ta guérison ! » 

 

XXXVII

« Je Suis l’Amour et le Partage ;

Je Suis un Fou, Je Suis un Sage ! 

Je Suis le papillon qui vole

Au gré du vent, mais non frivole ! 

 

Je Suis la brise du matin,

Légère, aux brumes de Satin, 

Douce caresse parfumée

Goût du souvenir exhumé... 

 

Je Suis le Soleil Eternel

Qui fait tous êtres fraternels

Qui toujours égal à lui-même

Ne sait que proclamer : « Je t’aime ! » 

 

Je Suis... Je Suis un champ de blé

Que mûrit le feu de l’été !

Que la Main viendra moissonner,

Main que le coeur a façonné ! 

 

Et la Nature est économe :

Cinq épis reviennent à l’Homme !

Un épi pour l’être diptère ;

L’autre épi retourne à La Terre...

 

Je Suis... Oui ! La blanche farine,

La pâte au creux de la terrine !

Et Je Suis la Main qui pétrit !

Levain : du Pain Je Suis l’Esprit ! 

 

Je Suis une Onde murmurante,

Intarissable et vivifiante !

Le Sang précieux et incolore

Des Univers multicolores ! 

 

Je Suis le regard de l’Enfant

Qui s’émerveille en s’éveillant ;

L’âme que la Beauté ravit ;

Infiniment : Je Suis La Vie !

 

Je Suis un Fou, Je Suis un Sage :

Je Suis l’Amour et le Partage ! » 

 

XXXVIII

Et le Poisson alors enfante le verseau, 

Qui sur l’antique promesse appose son sceau !

« Réjouissez-vous, Hommes de toutes les Nations :

Voici venir le temps de la Libération ! »

 

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