est née il y a bien longtemps déjà, vers le milieu des années 60, dans la tête d’un petit garçon qui était né lui même
avec la conscience aiguë de l’urgence en laquelle se trouvait déjà le Monde.
Pourquoi la faim, pourquoi la guerre, pourquoi la misère, lorsque la Vie est là : dans toute son abondance, ne demandant
qu’à être vécue et partagée ?
Ce petit garçon s’est prit alors à rêver à une vaste Université -l’UNIVERSITE- où l’exclusion ne serait
plus, où le savant et l’innocent se côtoieraient sur un pied d’égalité : la solution finale, sur laquelle depuis longtemps butte l’érudit chercheur, ne lui est-elle pas bien souvent dévoilée par
la réflexion d’un simple d’esprit ?
Il fallait créer un Monde Nouveau, basé sur un autre système de valeurs : celui
de l’Amour et du Partage évidemment, pour éviter que celui-là ne sombre brutalement dans l’horrible catastrophe à laquelle mène fatalement un égoïsme sournois
autant qu’aveugle.
Son Université de rêve, ce creuset en perpétuelle ébullition où se créerait l’Homme Nouveau
: cet Homme accessible enfin à la simple dimension de l’Amour sans laquelle la Vie ne saurait voir le jour, c’est tout naturellement que le petit garçon la nomma : l’UNIVERSITE LIBRE
DES ARTISANS DU MONDE NOUVEAU.
Mais le « DU » au fil du temps s’est avéré quelque peu
dur , à résonance presque totalitaire à en croire certains, et s’est transformé en un « D’UN » plus ouvert...
Cette Université, elle existe de fait ; en son sein, point de hiérarchie administrative : il n’est de grandeur que celle
des âmes qui y oeuvrent ! Elle ne dépend de nul homme et n’est régie par aucune loi humaine : c’est ce Temple Intemporel au sein duquel oeuvre tout homme de bien lorsqu’il tend à rendre le
monde meilleur.
L’Université Libre des Artisans d’un Monde Nouveau n’est pas une secte, et se trouve être au contraire l’anti-secte par
excellence : la secte est ce qui divise en secteurs, ce qui exclu ; c’est au contraire dans la conscience que le Monde est UN que l’Homme trouvera sa nécessaire et juste libération.
L’Esprit de l’Université, c’est avant tout l’Esprit de Tolérance : si la Vérité est UNE et indépendante de tout point de
vue, et a toujours pour nom AMOUR, la réalité, elle, est multiple et toujours dépendante de la situation de l’observateur.
Il y a chez l’homme de pouvoir, une certaine propension - pour ne pas dire une propension certaine - à imposer aux autres
ses propres choix. Or, il est important de faire la différence entre les choix de société qui impliquent la vie de tous et demandent pour une parfaite harmonie l’adhésion de chacun, et les choix
personnels n’engageant que la conscience de l’individu qui les fait.
Si le code de la route et les règles de la courtoisie, par exemple, appartiennent au premier groupe et assurent pour tous
la paix et la sécurité s’ils sont respectés par chacun, bien que pouvant être décidés parfois de manière purement arbitraire, la morale et les croyances religieuses, pour autre exemple,
appartiennent au second groupe, et n’ont pas à être discutées. Que celui à qui sa morale personnelle interdit de commettre tel ou tel acte s’abstienne de commettre cet acte.
Mais au nom de quelle suprême Vérité voudrait-il imposer aux autres son propre choix ? Au Nom de Dieu ?
C’est bien souvent malheureusement au Nom de Dieu - qui est VIE et VIE seulement - que l’Homme sème la mort parmi ses
semblables partout sur la planète.
La frontière cependant est parfois très ténue entre le choix de société et le choix individuel. Si par exemple, ma
morale personnelle ne m’interdit pas de porter atteinte à la vie d’autrui pour mon profit individuel, il est normal que la société puisse exercer sur moi une contrainte, car c’est son équilibre
que je mets en jeu. Par contre, si c’est à ma propre vie que je porte atteinte, c’est à ma seule conscience que je dois rendre compte. Or, la grande difficulté réside dans le fait de savoir où
s’arrête l’atteinte à ma propre personne, et où commence celle que je porte à la société ; d’autant plus qu’il est clair, si nous poursuivons jusqu’au bout le raisonnement, que l’équilibre
de la société passe par mon propre équilibre... Nous serons proches de la solution, me semble-t-il, lorsque chacun, nous serons plus attentif à la poutre que nous avons dans l’oeil plutôt qu’à la
paille qui est dans l’oeil de notre voisin... Le besoin d’exercer sur les autres un pouvoir est en fait un signe extérieur de faiblesse. C’est sur soi-même que s’exerce le véritable
pouvoir.
L’Université Libre des Artisans d’un Monde Nouveau est une grande école d’humilité, où l’on apprend à se considérer
soi-même comme cette infime poussière de l’univers, pourtant douée de conscience : ce pouvoir de réflexion - au juste sens du terme - qui nous permet de nous appréhender comme tel, de contempler
à la fois l’immensité de l’univers et notre petitesse, ainsi que notre grandeur, celle que nous portons tous en nous, et que nous sommes tous appelés à réaliser un jour, dans l’infini du
temps...
L’Université Libre des Artisans d’un Monde Nouveau est née vers le milieu des années 60, dans la tête d’un petit garçon
qui était né lui même avec la conscience aiguë de l’urgence en laquelle se trouvait déjà le Monde.
Le temps a passé, le petit garçon a grandit, et avec lui, l’urgence en laquelle se trouve le monde. Aujourd’hui plus que jamais,
il nous est demandé d’unir nos énergies pour sauver ce qui peut l’être.